4 septembre 1997. Attentat de l'ENA à Strasbourg, puis attaque de la brigade de gendarmerie de Pietrosella (Corse-du-Sud).
11 novembre
. Attentat de Vichy.

6 février 1998 : le préfet de la région Corse, Claude Erignac, est touché mortellement par trois balles de pistolet, en plein centre d'Ajaccio. L'enquête est confiée conjointement aux policiers du SRPJ d'Ajaccio et de la 6e division de la direction centrale de la police judiciaire (devenue depuis division nationale antiterroriste, DNAT). De leur côté, les gendarmes sont saisis, depuis le 6 septembre 1997, de l'enquête sur l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella, où avait été dérobée l'arme (un pistolet Beretta) qui a servi au crime. L'opération de Pietrosella a été revendiquée par un mystérieux groupuscule nationaliste baptisé Sampieru, qui a également revendiqué deux attentats à Strasbourg et Vichy.
9 février : un groupe non identifié revendique l'assassinat du préfet Erignac. Le communiqué précise que « l'arme utilisée pour l'action contre le préfet Erignac provient de la gendarmerie de Pietrosella ». Le numéro de série du pistolet est mentionné. Interpellation de Marcel Lorenzoni.
13 février : Bernard Bonnet, le successeur de Claude Erignac, est officiellement installé à Ajaccio.
22 juin : deux agriculteurs nationalistes, Mathieu Filidori et Gérard Serpentini, sont interpellés. La police les suspecte d'avoir participé à des opérations d'intimidation à l'encontre du préfet.
10 novembre : Mathieu Filidori est remis en liberté
16 novembre et 11 décembre : le préfet Bonnet remet deux notes au procureur de la République de Paris. Il y fait le point sur l'état de l'enquête sur l'assassinat de son prédécesseur. M. Bonnet mentionne les noms de personnes suspectées d'être les commanditaires et les exécutants de l'assassinat. Depuis le mois de septembre, il mène sur cette affaire une enquête personnelle, parallèlement à ses fonctions.
18 novembre : Interpellation de 4 enseignants, dont Jean Castela et Jean-Philippe Antolini.
8 décembre : le juge antiterroriste Gilbert Thiel décide de dessaisir les gendarmes de l'enquête sur l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella. Cette décision intervient au terme de plusieurs mois de rivalités entre police et gendarmerie autour du dossier corse. La DNAT est désormais chargée de l'ensemble des enquêtes directement ou indirectement relatives à l'assassinat.
30 décembre : Le Canard enchaîné et L'Est républicain publient des extraits du rapport de synthèse concernant l'enquête sur la mort du préfet Erignac, remis, le 3 décembre, par M. Marion, chef de la DNAT, aux juges antiterroristes. Selon ce document, les enquêteurs privilégient la piste de milieux nationalistes réunissant des enseignants et des agriculteurs.
3 février 1999: un an après l'assassinat, les enquêteurs affirment disposer d'éléments leur laissant penser qu'ils ont identifié et localisé les membres du commando.
8 avril : Mathieu Filidori et Gérard Serpentini sont mis en examen pour « recel de détournements abusifs de fonds publics » dans le cadre de l'enquête sur les prêts accordés par la caisse régionale du Crédit agricole.
12 avril : Jean Castela et Philippe Antolini sont mis en examen pour les attentats de Vichy, Strasbourg, Pietrosella.
5 mai : le préfet Bernard Bonnet, mis en cause dans l'incendie d'une « paillote » par des gendarmes, est mis en examen et écroué. Il sera remplacé par Jean-Pierre Lacroix.
19 mai : Mathieu Filidori est interpellé à Ghisonaccia (Haute-Corse) puis transféré à Paris avant d'être mis en examen pour « complicité d'assassinat » par le juge Bruguière.
21 mai : Les policiers interpellent neuf personnes dans la région d'Ajaccio parmi lesquelles Alain Ferrandi, soupçonné d'être le « pivot » du groupe qui a organisé l'assassinat du préfet.
25 mai : la motion de censure déposée par l’opposition a été repoussée à une large majorité, 252 personnes ont voté pour, alors qu’il en fallait 289 au minimum. Alain Ferrandi, Pierre Alessandri et Marcel Istria ont été mis en examen en écroués. Seul Istria n’a pas avoué et continue à nier les faits.

3 juillet : les 13 organisations nationalistes ont conclu un pacte de non agression sous l'égide du "Comité national du Fiumorbu".

 

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